Quand les « mots » perdent de leur sens : Dérive sémantique d’une époque dystopique et paroxysmique en référence à « 1984 » de George Orwell.
Quand les « mots » perdent de leur sens : Dérive sémantique d’une époque dystopique et paroxysmique en référence à « 1984 » de George Orwell.
En ce XXIème siècle de dystopie paroxysmique, une question fondamentale se pose : les mots ont-ils encore un sens ? Le langage, patiemment construit par l’humanité sur des centaines de milliers d’années, était censé être un vecteur de communication, de compréhension mutuelle, et de transmission de savoirs. Mais dans un monde où la technoscience — qui ne se limite plus à l’application de la science, mais devient un moteur de transformation sociale et cognitive —, le marketing politique, et les stratégies de désinformation s’entrelacent, les mots semblent détournés de leur essence, vidés de leur véritable portée.
La Dérive des Concepts : Quand les Mots Trahissent l’Humanité
Prenons le mot Humanité. Autrefois symbole de dignité, de compassion, et de communauté, il est aujourd’hui éclipsé par le terme humanisme, qui dans bien des contextes modernes devient une coquille vide, un alibi moral pour des actions qui, paradoxalement, déshumanisent.
De même, intelligence — qualité de compréhension et de discernement — est confondue avec une simple capacité d’analyse froide, voire remplacée par une malignité que l’on déguise en compétence. Avec l’émergence de l’intelligence artificielle, le sens profond du terme se dilue encore plus, déplaçant la responsabilité humaine vers des algorithmes supposés neutres.
République, littéralement la « chose publique » (res publica), s’efface au profit de la privatisation des biens communs, transformant ce qui appartenait à tous en privilège de quelques-uns. La démocratie, idéal de gouvernement par le peuple, est de plus en plus confondue avec une ploutocratie, où le pouvoir appartient aux plus riches.
Un exemple frappant de cette perte de sens se manifeste aux États-Unis, où l'opposition entre démocrates et républicains illustre la confusion des concepts. Comment peut-on juxtaposer ces deux notions fondées, à l'origine, sur des idéaux de gouvernance collective et de responsabilité citoyenne ? Cette contradiction apparente révèle une manipulation du langage pour servir des intérêts partisans.
Le Triomphe du Simplisme sur la Complexité Ontologique
La politique, autrefois l’art d’organiser la cité pour le bien commun, se réduit souvent à un bordel organisé par l’individualisme méthodologique, où l’intérêt personnel prime sur toute autre considération collective.
La raison, outil de pensée critique et de réflexion, est ramenée à un simple ratio mathématique, déconnecté des réalités humaines. Le terme paradigme est galvaudé, utilisé à tort et à travers pour justifier n’importe quel changement, aussi insignifiant soit-il, tandis que les modèles deviennent des carcans dystopiques, figés dans des logiques paroxystiques.
Les systèmes, censés refléter l’interconnexion et la complexité, se transforment en mécanismes systématiques, réducteurs et rigides. La complexité ontologique elle-même, qui devrait embrasser la richesse des interrelations et des émergences du réel, est écartée au profit d’un simplisme trompeur, incapable de saisir les nuances de l'étant.
Un autre antagonisme symptomatique se trouve entre économie et écologie. Là où l’écologie devrait être perçue comme un pilier fondamental pour la survie de nos sociétés, pour la diversité ontologique, elle est souvent présentée comme un handicap pour une économie affairiste. De la même manière, la démocratie, la philosophie, et l’épistémologie — tout ce qui invite à la réflexion et à la remise en question — sont dévalorisés, perçus comme des obstacles plutôt que des ressources pour un développement équilibré. Et, que penser de tous ces mots en « isme », dystopiques et paroxysmiques, et qui passent pour philosophiques : quand il s’agit de pur « sophisme » et de pur « cynisme » !
Le Langage comme Arme de Contrôle
Cette perte de sens des mots n’est pas anodine. Elle participe d’une stratégie de contrôle, où le langage devient un instrument de pouvoir plutôt qu’un vecteur de vérité. Orwell l’avait déjà pressenti dans 1984 : la novlangue réduit la pensée critique en limitant le vocabulaire disponible pour exprimer des idées complexes. Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène similaire, où les mots sont manipulés pour servir des intérêts économiques, politiques, ou technoscientifiques. Nous vivons « 1984 », ceci, non pas sous un régime communiste, ou autre dictature, mais sous un libéralisme économique mondialiste totalement débridé : un régime de « Mazisme » !
Ce ne sont pas les mots qui trahissent, mais le savoir établi : un savoir incomplet, incertain et impossible, trompeur, que certains tiennent pour complet, certain, possible et empreint de « vérité scientifique » ! L’histoire humaine devient celle de l’arroseur arrosé, sauf qu’arrosée par le scientisme et le technoscientisme : elle n’est plus risible mais dramatique ! Ces courants de pseudo-savoirs, en cherchant à tout expliquer et contrôler, finissent par se piéger eux-mêmes dans une logique réductrice. Mais ce sont surtout les humains et l’Humanité qui se trouvent pris au piège d’un savoir élitiste, démiurgique et prométhéen, coupé de ses racines humaines d’Humanité et naturelles.
Il convient e réhabiliter le Sens des Mots
Face à cette situation, il est urgent de réhabiliter le sens des mots. Le langage est plus qu’un simple outil de communication : il est le reflet de notre pensée, de notre rapport au monde, et de notre humanité. Redonner aux mots leur poids, leur richesse, et leur complexité, c’est résister à la déshumanisation rampante de notre époque.
Il est temps de réclamer un langage qui ne soit pas un instrument de pouvoir, mais un vecteur de véralité ontologique, un langage qui reflète la complexité ontologique du réel et la profondeur de notre condition humaine. Car si les mots perdent leur sens, c’est notre humanité elle-même qui s’égare.
Il faut urgemment enseigner l'Humanité : le "Principe d'Humanité" !
Afin de développer une « culture populaire de la réalité sociétale », face celle élitiste ploutocrato-affairiste : une semaine mondiale du "Principe d'Humanité" s'impose !
Mondialité VS mondialisme !
Cette « Semaine mondiale du Principe d'Humanité » pourrait devenir un moment clé pour repenser nos valeurs fondamentales, nous reconnecter avec ce qui fait de nous des êtres humains, au-delà des technosciences devenues technoscientistes et des dérives idéologiques.
On pourrait imaginer des ateliers, des conférences, des débats ouverts, dans les écoles, les universités, et même dans les entreprises, pour explorer la « véralité ontologique » de l'humain en lieu et place de ces vérités absolues dogmatiques et dichotomique. Une « dichotomie », sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal ; entre Dieu et diable voire du plus récent manichéisme !
Chaque journée pourrait aborder un thème central :
1. La dignité humaine : redéfinir ce qu'elle signifie dans un monde de plus en plus artificialisé.
2. Responsabilité environnementale : réconcilier l’économie avec l’écosystème.
3. Éthique du savoir : interroger le rôle des sciences et des technologies dans la société.
4. Complexité ontologique : comprendre l’interconnexion des êtres et des savoirs.
5. Langage et vérité : redonner sens aux mots pour résister à la manipulation.
6. Solidarité et coopération : construire des ponts entre les cultures et les disciplines.
7. Réflexion critique : apprendre à penser par soi-même dans un monde saturé d'informations.
Ce serait une belle occasion pour diffuser le « Crédo de l’Humanité », qui est consultable ici : « Manifeste pour une Humanité à réconcilier avec elle-même » ! Imaginons la portée mondiale que cela pourrait avoir que de prôner la « mondialité » en lieu et place du « mondialisme » !
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