Manifeste pour une Révolution Ontologique Internationale
MANIFESTE POUR UNE RÉVOLUTION ONTOLOGIQUE INTERNATIONALE
Agir autrement implique de penser autrement :
Vers une refondation pascalo quantique du réel, de la science et de notre « Humanité ».
Version académique et institutionnelle (UNESCO/ONU)
0. Préambule institutionnel : Pour une refondation conceptuelle au service de l’Humanité
L’humanité traverse une période de transformations sans précédent. Crises écologiques, dérèglements climatiques, effondrement de la biodiversité, tensions géopolitiques, fractures sociales, dérives technologiques, perte de sens, épuisement des modèles éducatifs et scientifiques : jamais les défis n’ont été aussi nombreux, aussi rationalo-mécanico-systémiques, aussi corrélés. Les institutions internationales — UNESCO, ONU, organisations scientifiques, éducatives et culturelles — reconnaissent désormais que les solutions techniques, juridiques ou économiques ne suffisent plus. Ce qui est en jeu n’est rien de moins qu’un changement de paradigme civilisationnel.
Ce manifeste s’inscrit dans cette exigence. Il propose une refondation conceptuelle profonde, une révolution ontologique, capable de renouveler notre rapport à la Nature, à la science, à la culture, à la technologie et à nous mêmes. Il ne s’agit pas d’ajouter un discours de plus, mais de revenir à la source même du réel, à ce que nous appelons ici l’Étant ontologique, un fondement oublié de la pensée occidentale moderne.
Cet article s’adresse aux chercheurs, philosophes, éducateurs, scientifiques, décideurs politiques, diplomates, responsables institutionnels, mais aussi à toute personne engagée dans la construction d’un avenir durable. Il propose une vision nouvelle, enracinée dans la complexité, la relation, l’indécision féconde et la profondeur du réel — une vision que nous nommons culture pascalo quantique.
1. Introduction générale : la crise du paradigme moderne poussé à son paroxysme le « modernisme » ou encore progressisme.
Depuis quatre siècles, la modernité occidentale, ou plus exactement le « modernisme », la modernité poussée à son paroxysme, repose sur un paradigme fondateur : le rationalisme cartésien. Ce paradigme a permis des avancées techniques et scientifiques extraordinaires, mais il a imposé une vision du monde fondée sur la séparation, la simplification, la réduction et la certitude. Il a découpé le réel en objets isolés, en mécanismes, en fonctions. Il a transformé la Nature en ressource, l’humain en producteur consommateur, la société en doctrine servile, la pensée en calcul.
Cette vision a produit une amputation ontologique :
• L’être humain à une fonction ;
• La société à une structure ;
• L’existence à une équation.
Le rationalisme cartésien a imposé une clarté artificielle, une géométrie du réel, une logique de la séparation. Il a privilégié l’Être abstrait au détriment de l’Étant concret. Il a remplacé la profondeur par la surface, la relation par l’isolement, la complexité par la simplification au simplisme.
Les conséquences sont aujourd’hui visibles :
• Crise du sens et de la subjectivité ;
• Crise anthropologique ;
• Crise démocratique ;
• Crise de la connaissance ;
• Crise de la relation entre science et société.
Mais — et c’est ici que ce manifeste introduit une idée décisive — cette dystopie n’a pas triomphé par sa force, mais par notre résilience.
L’humain a supporté des siècles de mutilation symbolique.
La société a supporté des siècles de mécanisation.
La pensée a supporté des siècles d’appauvrissement.
La résilience, vertu ontologique du vivant, est devenue le moteur paradoxal de la dystopie.
Ce manifeste propose donc une double rupture :
2.Transformer la résilience passive en vigilance ontologique active.
Pour cela, il faut une révolution conceptuelle profonde : une révolution ontologique.
2. L’Étant ontologique : retrouver le réel avant la réduction
2.1. L’Étant est relationnel
Il n’est jamais un bloc séparé, mais un nœud de connexions, un tissu d’interactions, un entrelacs de dépendances.
La modernité a voulu penser le réel comme une somme d’unités indépendantes.
L’Étant nous rappelle que la relation précède les termes.
2.2. L’Étant est indécis
Il n’est pas encore fixé, pas encore séparé, pas encore réduit.
Il est un champ de possibles, une pluralité en tension, une ouverture.
Cette indécision n’est pas un manque de connaissance :
2.3. L’Étant est complexe
L’Étant est fait de niveaux, de couches, de rétroactions, d’émergences.
Il ne se laisse pas réduire à un mécanisme simple.
La modernité a voulu simplifier.
L’Étant nous oblige à comprendre.
2.4. L’Étant est profond
Il est profondeur, densité, épaisseur.
Il contient plus que ce qu’il montre, il dépasse ce qu’on peut en dire.
2.5. L’Étant est vivant
Même dans les réalités non biologiques, l’Étant manifeste une dynamique, une auto organisation, une capacité d’émergence.
Il n’est pas inertie, mais mouvement.
2.6. Pourquoi l’Étant a t il été oublié ?
Parce que, non pas la « modernité », somme toute normale ; mais le « modernisme », la modernité poussée à son paroxysme, a privilégié :
• La dichotomie à la complémentarité,
• La certitude absolue à la prudence,
• La simplification au simplisme sur la complexité,
• L’abstraction sur le vécu.
L’Étant a été sacrifié sur l’autel de la méthode rationaliste.
La science moderne a gagné en efficacité « mécaniste » ce qu’elle a perdu en ontologie. Au bout du compte une efficience contreproductive car mortifère pour la planète et délétère pour notre Humanité. Encore que très profitable pour certains…
Ce manifeste propose de réhabiliter l’Étant, non comme un concept parmi d’autres, mais comme le fondement même de notre rapport au monde des humains empreint d’une réelle « Humanité », aussi de responsabilité ontologique, et non d’un humanisme technoscientiste affairiste.
3. La révolution ontologique : sortir de quatre siècles de réductionnisme et de négationnisme de tout.
Mais cette révolution doit être explicitée, assumée, structurée.
Elle consiste à renverser l’ordre imposé par le rationalisme moderne.
3.1. Renverser la hiérarchie : du concept → au réel
1. D’abord le concept,
2. Ensuite le réel.
Elle a voulu que le monde se conforme à nos catégories.
Elle a exigé que la Nature devienne calculable, mesurable, prévisible.
La révolution ontologique propose l’inverse : partir du réel, non du concept.
Non pas ce que nous pensons du monde, mais ce que le monde est.
3.2. Réhabiliter le vécu
Il est une source ontologique.
Il révèle la profondeur du réel, sa texture, sa relation, son indécision.
La modernité a voulu éliminer le vécu au profit de l’objectivité.
La révolution ontologique le réintègre comme dimension essentielle.
3.3. Déconstruire la séparation sujet/objet
La connaissance n’est pas une capture, mais une relation.
3.4. Sortir de la simplification au simplisme
Elle a réduit la Nature à des mécanismes, l’humain à des fonctions, la société à un exutoire.
La révolution ontologique propose une pensée de la complexité, capable d’embrasser le multiple, le contradictoire, l’émergent.
3.5. Repenser la science
Elle a privilégié la mesure au détriment de la compréhension, la prédiction au détriment de la profondeur.
• Relationnelle,
• Systémique,
• Complexe,
• Responsable,
• Consciente de ses limites,
• Enracinée dans l’Étant.
3.6. Une révolution ontologique nécessaire pour le 21ème siècle
Nous souffrons d’anthropocentrisme, ou plus précisément d’un déficit anthropologique : de réalité humaine
Nous voulons vivre humainement sur cette terre et non la fuir technoscientifiquement !
La révolution ontologique n’est pas un luxe intellectuel : elle est une condition de survie.
4. Le quantique comme état de nature : une ontologie avant la science
La physique quantique est souvent présentée comme une théorie scientifique parmi d’autres, certes étrange, certes contre intuitive, mais relevant du domaine spécialisé des physiciens. Cette vision est réductrice. Elle confond la formalisation scientifique — équations, modèles, prédictions — avec ce que le quantique révèle réellement : un état ontologique du monde, antérieur à toute science, antérieur même à toute conceptualisation.
• La relation,
• L’indécision,
• La non séparabilité,
• L’entendement,
• La profondeur,
• La complexité.
4.1. Le quantique comme indécision ontologique
Elle est la manifestation d’un réel non encore déterminé, non encore réduit, non encore figé.
Cette indécision n’est pas un manque de connaissance : elle est une propriété ontologique.
Le réel n’est pas un ensemble de blocs déterminés : il est un champ de possibles.
4.2. Le quantique comme relation originaire
Elle est la preuve que la relation précède la séparation.
La modernité a voulu penser le monde comme une somme d’objets indépendants.
Le quantique montre que le monde est un tissu de relations.
4.3. Le quantique comme intelligence pré discursive
Il est pré rationnel, au sens où il manifeste une intelligence du réel avant la rationalisation.
Cette intelligence n’est pas calculante, mais entendante.
Elle n’est pas logique, mais cohabitante.
Elle n’est pas déterminante, mais accueillante.
4.4. Le quantique comme fondement d’une ontologie relationnelle
Il nous oblige à repenser :
• La localité (non absolue),
• L’identité (non fixe),
• La séparation (non fondamentale),
• La connaissance (relationnelle),
• La réalité (probabiliste et profonde).
Le réel n’est pas simple, mais complexe ;
Le réel n’est pas séparé, mais intriqué.
Cette thèse mérite d’être développée, car elle éclaire un angle mort de l’histoire des idées.
5.1. La résilience comme propriété fondamentale du vivant
• Encaisser,
• Absorber,
• Se réorganiser,
• Survivre,
• Continuer à être.
Elle est une vertu ontologique.
Elle permet la continuité de la vie, la persistance de l’Étant, la transformation des systèmes.
Sans résilience, aucune espèce, aucune culture, aucune société n’aurait survécu.
5.2. La résilience comme condition de possibilité de la dystopie
Parce que le vivant est résilient, il peut supporter l’insupportable :
• De tolérer la domination technicienne,
• De survivre à la mutilation ontologique,
• De fonctionner dans un monde appauvri.
5.3. La résilience comme anesthésie
Elle permet de normaliser l’anormal.
Elle permet de supporter l’inacceptable.
La résilience est la meilleure des choses, puis elle ne doit pas permettre de supporter l’inacceptable.
5.4. Transformer la résilience passive en vigilance ontologique
• Non plus une capacité à supporter,
• Mais une capacité à préserver l’Étant.
Non plus une adaptation, mais une affirmation.
5.5. La résilience comme moteur de la révolution ontologique
Elle consiste à défendre l’Étant.
Elle exige une résilience active, consciente, responsable.
Une résilience qui refuse la mutilation du réel.
Une résilience qui protège la complexité, la relation, la profondeur.
6. La culture pascalo quantique : un nouveau paradigme civilisationnel
Si l’Étant ontologique constitue le fondement du réel, et si le quantique en révèle la structure profonde, alors il devient nécessaire de proposer un paradigme culturel capable d’intégrer ces dimensions. C’est ce que nous appelons ici la culture pascalo quantique : une culture qui conjugue la profondeur pascalienne et la complexité quantique, la lucidité du cœur et l’intelligence de l’indécision, la relation et la cohabitation des possibles.
La culture pascalo quantique n’est pas une métaphore.
C’est une révolution anthropologique, une transformation de notre manière de percevoir, de penser, d’agir, d’éduquer, de gouverner.
6.1. Une culture de la complexité
• Simplification des phénomènes,
• Simplification des identités,
• Simplification des relations,
• Simplification des problèmes.
La culture pascalo quantique propose une culture de la complexité, capable de :
• Penser les interactions,
• Comprendre les systèmes,
• Accueillir les contradictions,
• Reconnaître l’incertitude comme dimension constitutive.
6.2. Une culture de la relation
Elle a oublié que l’humain est un être de relation, un nœud d’interactions, un être avec.
La culture pascalo quantique affirme : la relation est première.
Elle propose une anthropologie relationnelle, une éthique de l’interdépendance, une politique de la coopération, une science de l’intrication.
6.3. Une culture de l’indécision féconde
Elle est une ouverture, une possibilité, une intelligence.
• La nuance,
• L’ambiguïté,
• La pluralité,
• La cohabitation des possibles.
6.4. Une culture de la profondeur
La modernité a voulu réduire cette profondeur à des mécanismes psychologiques ou biologiques.
• La profondeur du vécu,
• La densité du sens,
• La complexité de l’expérience humaine.
6.5. L’être humain comme être quantique
Il est un être quantique, au sens ontologique du terme : un être de cohabitation, de tension, de polarité, de complexité vivante.
• entre individuel et sociétal,
• entre liberté et contrainte,
• entre qualité et défaut,
• entre intelligence et malignité,
• entre culture et nature.
Plus que ce qu’il sait, Plus que ce qu’il décide, Plus que ce qu’il devient.
Cette reconnaissance transforme :
• l’éducation,
• la politique,
• la culture,
• l’éthique,
• la science,
• la société.
6.6. De la méthode ODEA
Cadre opératif de cette nouvelle ontologie
• Ontologie : reconnaître l’Étant.
• Déontologie : structurer des pratiques en conformité.
• Éthique : orienter les actions vers le sociétal.
• Altérité : préserver la relation.
La culture pascalo quantique devient alors un paradigme complet, théorique et pratique.
7. Implications pour l’UNESCO et l’ONU : vers une gouvernance ontologique
7.1. Pourquoi les institutions internationales doivent intégrer cette révolution
• La crise écologique est une crise de notre rapport à la Nature.
• La crise démocratique est une crise de notre rapport à l’altérité.
• La crise technologique est une crise de notre rapport au réel.
• La crise éducative est une crise de notre rapport à la connaissance.
• La crise culturelle est une crise de notre rapport au sens.
Aucune solution durable ne peut émerger sans une refondation conceptuelle.
7.2. Repenser la science : vers une science relationnelle et responsable
Les institutions internationales doivent promouvoir une science :
• Enracinée dans l’Étant,
• Respectueuse de la complexité,
• Attentive aux impacts sociaux et écologiques,
•Ouverte aux savoirs non réductionnistes.
Cela implique :
• Des cadres éthiques renforcés,
• Une gouvernance scientifique mondiale plus inclusive.
7.3. Repenser l’éducation : du calcul à la compréhension
• La complexité,
• La relation,
• La profondeur,
• L’incertitude,
• La créativité,
• La responsabilité.
7.4. Repenser la culture : de la simplification à la profondeur
• La diversité,
• La nuance,
• La profondeur,
7.5. Repenser la technologie : de la domination à la responsabilité
• Mais pour servir l’Étant.
• Une éthique de la non réduction,
• Une vigilance contre les dérives techniciennes,
• Une gouvernance mondiale des technologies émergentes.
7.6. Repenser l’humanité : de l’individu isolé à l’Étant relationnel
• L’humain comme être avec,
• L’humain comme nœud de relations,
• L’humain comme gardien de la complexité du monde.
8. Principes directeurs pour une refondation mondiale
Voici les six principes directeurs d’une refondation mondiale fondée sur l’Étant, la complexité et la culture pascalo quantique.
8.1. Principe de complexité
Il ne peut être réduit à des mécanismes simples, à des causalités linéaires, à des modèles unidimensionnels.
Ce principe implique :
• Des politiques publiques capables d’intégrer les interactions entre écologie, économie, culture et société ;
• Des approches transdisciplinaires dans la recherche ;
• Des modèles éducatifs qui valorisent la pensée systémique ;
• Des stratégies internationales qui reconnaissent l’interdépendance des crises.
8.2. Principe de relation
Les êtres, les systèmes, les cultures, les sociétés n’existent que dans et par leurs relations.
Ce principe implique :
• Une diplomatie fondée sur la coopération plutôt que sur la compétition ;
• Des politiques sociales qui renforcent les liens plutôt que les isolements ;
• Une éthique de l’interdépendance ;
• Une gouvernance mondiale attentive aux vulnérabilités partagées.
8.3. Principe d’indécision féconde
Elle est une ouverture, une possibilité, une intelligence.
• Des institutions capables d’intégrer l’incertitude dans leurs décisions ;
• Des politiques scientifiques qui reconnaissent les limites de la prédiction ;
• Une culture qui valorise la nuance, la pluralité, la cohabitation des possibles ;
• Une éducation qui apprend à penser sans réduire.
8.4. Principe de responsabilité ontologique
Si l’Étant est relation, complexité, profondeur, alors nous avons une responsabilité nouvelle : préserver l’Étant, protéger la complexité, défendre la profondeur.
Ce principe implique :
• Une vigilance contre les mutilations techniciennes du réel ;
• Une gouvernance des technologies émergentes fondée sur la prudence et la lucidité ;
• Une protection active du vivant, humain et non humain.
8.5. Principe de non réduction
Elle simplifie, appauvrit, dénature.
• Des politiques éducatives qui refusent la fragmentation excessive des savoirs ;
• Des approches scientifiques qui intègrent les dimensions qualitatives du réel ;
• Des institutions culturelles qui valorisent la profondeur plutôt que la superficialité ;
• Des stratégies économiques qui reconnaissent la valeur du vivant au delà de l’utilité.
8.6. Principe de vigilance contre la résilience anesthésiante
Elle peut permettre de supporter l’insupportable, de normaliser l’anormal, de tolérer l’intolérable.
Ce principe implique :
• Une vigilance éthique permanente ;
• Une capacité à dire non aux systèmes qui mutilent l’Étant ;
• Une lucidité face aux dérives techniciennes ;
• Une responsabilité collective dans la préservation du réel.
Conclusion : pour une renaissance ontologique mondiale
L’humanité se trouve à un tournant décisif. Les crises que nous traversons ne sont pas des accidents, mais les symptômes d’une civilisation dystopique. Le rationalisme cartésien, devenu positivisme puis technoscientisme, a permis des avancées technologiques extraordinaires, mais au prix d’une amputation ontologique : la Nature, l’humain, la société, la pensée ont été réduits à des mécanismes, des objets, des fonctions.
Ce manifeste propose une alternative :
Une révolution ontologique, fondée sur la réhabilitation de l’Étant, la reconnaissance de la complexité, la valorisation de la relation, l’intelligence de l’indécision, la profondeur du réel.
• Indécision,
• Intrication,
• Cohabitation des possibles,
• Relation originaire,
• Complexité vivante.
La résilience, vertu ontologique du vivant, a permis la survie, mais aussi la dystopie. Elle doit désormais devenir vigilance, responsabilité, lucidité.
La culture pascalo quantique offre un paradigme nouveau, capable de refonder notre rapport au monde, à la science, à la technologie, à la culture, à l’éducation, à la gouvernance.
Les institutions internationales — UNESCO, ONU — ont un rôle décisif à jouer dans cette transformation. Elles peuvent porter cette révolution ontologique, la traduire en politiques, en programmes, en cadres éthiques, en orientations globales.
C’est un commencement. Un appel à une renaissance ontologique mondiale. Un appel à retrouver la profondeur du réel, à protéger l’Étant, à défendre la complexité, à honorer la relation, à accueillir l’indécision, à transformer la résilience en vigilance.
L’humanité ne pourra affronter les défis du 21ème siècle qu’en renouant avec ce qu’elle a oublié : la profondeur du réel, la complexité du vivant, la relation comme fondement, l’Étant comme source.
Ce manifeste est une invitation.
Une invitation à une nouvelle alliance entre l’humanité, la Nature et la complexité du monde.
Une invitation à une renaissance ontologique mondiale.
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