Charte fondatrice de l’ODEA :Ontologie – Déontologie – Éthique – Altérité
Charte fondatrice de l’ODEA :
Ontologie – Déontologie – Éthique – Altérité
Pour une ontologie de l’ÉTANT et non de l’être démiurgique et prométhéen
Charte de l'ODEA en vidéo en suivant le lien : https://youtu.be/dRf84HwcCu0
Préambule:
Agir autrement Implique de penser autrement ! Et « étant » donné l’état délétère de notre planète et mortifère de notre Humanité : il y a urgence !
Notre époque se caractérise par une dissociation radicale entre la puissance de ses savoirs et la pauvreté de sa sagesse.
Jamais l’humanité n’a produit autant de connaissances, jamais elle n’a disposé de moyens techniques aussi puissants, et jamais pourtant elle n’a semblé aussi démunie face aux conséquences de ses propres actions.
Cette crise n’est pas seulement économique, politique ou écologique.
Elle est ontologique, épistémologique et éthique.
C’est pour répondre à cette crise fondamentale
que s’inscrit la présente Charte fondatrice de l’ODEA.
Article 1 : DE L’ONTOLOGIE
De l’ONTO et de l’ÉTANT
Au commencement n’était pas le Verbe : au commencement était l’ONTO ; c’est-à-dire l’ÉTANT, et non l’ÊTRE abstrait, solipsiste, absolutisé : démiurgique et prométhéen.
L’ÊTRE, séparé de l’ÉTANT, n’est qu’une construction conceptuelle vide.
L’ÊTRE sans ÉTANT est dans le NÉANT.
L’ontologie sur laquelle repose l’ODEA est une ontologie logique de l’ÉTANT :
• Relationnelle,
• Située,
• Incarnée,
• Non absolutiste.
La réalité précède le discours.
L’ÉTANT précède le concept.
Le langage ne crée pas le réel : il en est une élaboration tardive et imparfaite.
Article 2 : DE LA « COMPLEXITÉ » ORIGINELLE
Au commencement n’était ni l’unitaire, ni l’unicitaire, ni l’unicité fermée sur elle-même.
Au commencement était — en puissance — la diversité.
Non pas la dispersion, mais une unité complexe, une unité qui implique la diversité et ne peut exister sans elle. La complexité n’est pas un défaut du réel : elle en est la condition ontologique.
Le simplisme, lorsqu’il devient exclusif de lui-même, n’est pas une méthode : il devient une violence ontologique, délétère pour la planète et mortifère pour l’humanité.
Article 3 : DE LA SCIENCE ET DU SAVOIR
La science n’est pas un absolu. Elle est une pratique humaine située, historiquement, culturellement et ontologiquement conditionnée.
La science classique, rationalo-positiviste, a cherché à imposer sa propre réalité plutôt qu’à comprendre la réalité telle qu’elle est.
À l’inverse, la physique quantique — dans ses conclusions épistémologiques — a révélé :
• Les limites du savoir,
• Le rôle de l’observateur,
• L’indétermination du réel,
• La nécessité de la responsabilité.
Refuser l’épistémologie quantique tout en célébrant les technologies quantiques – comme en 2025 Année Internationale de la Science et des Technologies Quantiques : constitue une incohérence majeure et une incongruité intellectuelle.
Article 4 : DE LA DÉONTOLOGIE
De la responsabilité systémique
Toute action humaine s’inscrit dans des systèmes :
• Écologiques,
• Sociaux,
• Économiques,
• Culturels,
• Symboliques.
Il n’existe pas d’acte neutre. Il n’existe pas de savoir sans conséquence.
La déontologie portée par l’ODEA est :
• Écologique,
• Sociétale,
• Systémique, forcément écosystémique et même « métaécosystémique ».
Elle s’oppose radicalement à toute logique du « comment sans le pourquoi », qui constitue une incomplétude et une imposture intellectuelle : surtout une irresponsabilité en termes de d’honnêteté et de probité intellectuelle.
Article 5 : DE L’ÉTHIQUE
De la limite et de la sagesse
L’éthique n’est pas un supplément d’âme. Elle est la condition de possibilité d’un savoir véritablement humain.
L’éthique de l’ODEA repose sur :
• La reconnaissance des limites,
• La prise en compte des conséquences,
• Le refus de la toute-puissance,
• La primauté de l’Humanité : Le « grand principe », n’est pas l’humanisme, mais celui d’HUMANITÉ.
Le véritable progrès n’est pas l’accumulation de moyens, mais l’approfondissement du sens.
Article 6 : DE L’ALTÉRITÉ
Contre l’anthropocentrisme
L’ODEA rejette toute forme d’anthropocentrisme qui réduit le monde à un objet d’appropriation humaine.
L’altérité est constitutive de l’ÉTANT :
• Altérité du vivant,
• Altérité des cultures,
• Altérité du monde,
• Altérité de ce qui résiste à nos modèles.
Reconnaître l’altérité, ce n’est pas renoncer à comprendre, c’est refuser de dominer.
Article 7 : DE L’ÉCONOMIE
L’économie n’est pas une science au sens strict. Elle est une pratique sociétale.
En tant que telle, elle doit être pensée à l’échelle d’une société globale, et non réduite au seul monde de l’entreprises qui plus est internationale. Un monde, un mondialisme affairiste, dont la seule raison d’être est de servir du dividende à leurs actionnaires : quid du service à la société !
Nous ne faisons pas de l’économie au sens complexe mais de l’économisme au sens positiviste du « comment sans le pourquoi » !
de la logique particulère et non de la logique d’ensemble n
L’économie est un système : elle exige une pensée complexe, systémique, nécessairement écosystémique et même « métaécosystémique » : bien plus loin que le seul système !
Toute économie qui ignore cette complexité devient destructrice.
Conclusion : de la nécessité de l’ODEA
Ce n’est pas le simplisme de René Descartes, ni le positivisme d’Auguste Comte, méthodes exclusives d’elles-mêmes – exclusivement utilitariste, qui opèrent, mais une « complexité ontologique ». Celle intuitive de l’holisme antique, aussi du « Principe cognitif » de Blaise Pascal, ou encore et celle scientifique cette fois de l’épistémologie quantique qui limite la connaissance tant dans le domaine du raisonnement que dans celui de l’action. Tout cela, qui impose la prudence et la responsabilité !
Par ailleurs, il faut savoir que rien, absolument rien, de la chose la plus infime, « atomique » ou « subatomique », ou la plus immense comme l’univers – que dire de notre propre état de nature : que rien, absolument rien n’existe par lui-même et pour lui-même et que tout participe, collabore et s’entretient.
Il faut aussi « savoir », qu’aucune chose ne porte en elle sa propre négation : sauf par l’usage abusif que nous autres, les humains, seuls être d’intentions, nous en faisons ; ceci, en termes de bonne intelligence, d’entendement, de bonne Humanité et non en termes de malignité humaine.
L’ODEA n’est ni une idéologie, ni une doctrine fermée.
Elle est un crible, une manière d’interroger toute pratique humaine :
• Est-elle ontologiquement juste ?
• Est-elle déontologiquement responsable ?
• Est-elle éthiquement fondée ?
• Respecte-t-elle l’altérité ?
À l’ère des technologies quantiques, penser avec une épistémologie classique
est devenu insoutenable.
L’ODEA s’impose comme une nécessité civilisationnelle.
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